L’ ATTESTATION ANNUELLE
DES REMUNERATIONS
Cette
attestation, légale, indique le montant global des rémunérations versées aux
personnes les mieux rémunérées de l’entreprise.
Champ d’application
Les sociétés
concernées
Seules
les sociétés par actions telles que les S.A. SCA ( à l’exception des sociétés
par actions simplifiées) sont dans l’obligation d’établir cette attestation.
Les
SARL, SNC et SCS n’ont pas à fournir cette attestation, même si elles sont
contrôlées par un commissaire aux comptes.
L’obligation
d’établir et de communiquer cette
information incombe aux dirigeants de la société. Le commissaire aux comptes
doit certifier l’exactitude du montant porté sur l'attestation.
Concernant
la forme de l’attestation il n’existe aucune règle particulière. Ce document doit
seulement être signé par le Président du Conseil d’Administration et le
Commissaire Aux Comptes.
Les personnes pouvant disposer de cette information
Les actionnaires
Comme il
s’agit d’un droit de communication, l’attestation doit être tenue à la
disposition des actionnaires à compter de la convocation de l’assemblée
générale ordinaire annuelle et au moins pendant le délai de quinze jours qui
précède la date de réunion. En aucun cas la société a l’obligation d’adresser
spontanément l’attestation aux actionnaires.
Les membres du comité d’entreprise
Ils
disposent du même droit de communication que les actionnaires.
Les sanctions
Le
défaut de production de cette attestation est sanctionné d’une amende de 60 000
francs. En cas de refus de la part de la société de communiquer l’information à
un actionnaire, ce dernier a la possibilité de saisir le tribunal. Ainsi le
président du tribunal de commerce, statuant en référé, pourra ordonner à la
société de communiquer le document à l’actionnaire.
Contenu de cette attestation
Cette
attestation précise, selon l’effectif de la société, le montant global des rémunérations versées aux personnes
les mieux rémunérées. Il n’y a donc pas lieu de mentionner le montant versé à
chaque bénéficiaire.
Si
l’effectif de la société est inférieur à 200 salariés il convient de retenir le
montant des rémunérations des 5 personnes les mieux rémunérées.
Si l’effectif
est supérieur à 200, la base à retenir est de 10 salariés.
Détermination
de l’effectif de la société
Toutes
les catégories de salariés sont à prendre en considération :
- Les salariés à temps partiel ou complet,
- Les salariés sous contrat déterminé ou indéterminé,
- Les salariés intermittents,
- Les représentants de commerce (y compris les VRP
multicartes),
- Les salariés en mission à l’étranger,
- Les travailleurs à domicile.
Par
ailleurs, les personnes percevant des commissions ou des jetons de présence
peuvent être comprises dans les personnes les mieux rémunérées.
Il
convient de noter que pour les salariés qui ont été embauchés ou qui ont quitté
la société au cours de l’année, ceux-ci doivent être pris en compte pour le
calcul de l’effectif au prorata du temps passé dans l’entreprise. Il en est de même pour les salariés
travaillant à temps partiel.
Ainsi,
c’est la notion d’effectif moyen qui prévaut et non pas l’effectif existant à
la clôture de l’exercice.
Dans le
cas où le nombre de personnes rémunérées par la société est inférieur à 5,
l’attestation n’est pas obligatoire.
Détermination
du montant des rémunérations :
Le
montant des rémunérations versées doit inclure :
- le salaire brut,
- les avantages en nature,
- les indemnités perçues quelles que soient leur forme et
leur qualification (congés payés, prime de bilan, 13ième mois, prime
de rendement).
En
revanche sont à exclure :
- les remboursements de frais non forfaitaires,
- les indemnités de licenciement, étant donné qu’elles
ont pour objet de réparer un préjudice,
- les indemnités de départ à la préretraite ou de mise en
retraite par l’employeur ,
- les sommes perçues au titre de la participation ou de
l’intéressement.
Toutes
ces rémunérations précitées doivent être réellement mises à la disposition des
salariés (paiement ou inscription en compte courant). Par conséquent, les
sommes portées dans un compte de provision, d’attente ou de régularisation ne
doivent en aucun cas figurer sur l’attestation.